Asthmatique.fr - Accueil
Asthmatique.fr - Accueil

Asthme et vitamine D font bon ménage

Une étude américaine a mis en exergue une probable influence de la vitamine D sur l’asthme.

Les sardines, riches en vitamine DLes patients atteints d’asthme répondent de manière très variable aux corticoïdes inhalés, l’un des traitements phare de la maladie respiratoire. L’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine a proposé un élément de réponse à ce phénomène. Il a été démontré qu’une carence en vitamine D coïncidait avec un asthme moins bien contrôlé.

Les chercheurs ont suivi un groupe non fumeur de 54 personnes asthmatiques. Il a été établi, durant cette étude, que les personnes présentant les taux les plus élevés en vitamine D étaient celles qui possédaient la meilleure capacité pulmonaire. A l’inverse, les participants présentant une carence étaient bien plus souvent victimes d'une hyperréactivité bronchique.

Une carence en vitamine D a été associée à une hyperréactivité des voies respiratoires, une moins bonne capacité pulmonaire ainsi qu’à une réponse réduite aux glucocorticoïdes, qui possèdent un rôle important dans le traitement de l'asthme.

Ainsi, supplémenter la vitamine D chez les asthmatiques pourrait éventuellement être une piste pour améliorer l’asthme, mais aussi la réponse aux traitements.

American Journal of Respiratory and Critical Medicine, Vitamin D Levels, Lung Function and Steroid Response in Adult Asthma, 14 janvier 2010.

La montagne russe comme remède farfelu

Les IgNobels ont cette année couronné deux scientifiques néerlandais pour leurs travaux sur la guérison de l'asthme... par les montagnes russes.

montagne russeChaque année, les IgNobels récompensent des travaux décalés dans de vastes domaines allant de l'économie à la physique. En ce qui concerne la médecine, ce sont deux Néerlandais qui ont fait sensation avec une étude annonçant la possibilité de soigner l'asthme par des tours de montagnes russes.

Cette théorie fait partie des autres nombreux travaux décalés que récompensent depuis 1991 les IgNobels. Lors de cette édition 2010, le prix de l'Economie a par exemple été décerné aux dirigeants de plusieurs acteurs de la crise financière américaine, et le prix de la Paix à des chercheurs britanniques, persuadés que la douleur est atténuée avec l'aide de quelques jurons.

Sources: AFP, Maxisciences.
Crédit photo: FlickR, thewamphyri

L'asthme à l'école et au travail

Aux Etats-Unis et au Canada, des réflexions sont menées pour conjuguer au mieux asthme et vie sociale.

"Imaginez reprendre votre souffle par une paille. Maintenant, imaginez que vous apprenez à lire au même moment. C'est le challenge que pose l'asthme, la première cause d'absence des enfants à l'école".

L'association américaine, Asthma Free School Zone, qui a rédigé ce mot d'accueil sur son site internet n'y va pas par quatre chemins. Le but, faire de la prévention et adapter les environnements quotidiens des asthmatiques. Pour ce faire, l'association mène des actions de prévention (qualité de l'air, informations) dans les écoles. Un exemple de leur objectif cette année ? Lutter contre le tabagisme tout autour des écoles pour ne pas qu'il affecte les enfants. Cette association opère jusqu'ici en majorité dans les écoles de New York (Etats-Unis).

Le milieu professionnel, fatalement, n'est pas non plus en reste. Au Canada, un comité de chercheurs se sont penchés sur la question du lien entre asthme, santé et travail. Avec l'aide de plusieurs institutions canadiennes et québécoises, dont l'Institut de recherche en santé du Canada et l'Association pulmonaire du Québec, le Centre asthme et travail tente de trouver des explications pour faciliter, à terme, la vie avec l'asthme au travail.

L'alimentation grasse est pointée du doigt

Une étude préliminaire suggère que les plats riches provoqueraient une inflammation des voies respiratoires, et réduiraient même les effets des bronchodilatateurs.

Un burgerSi l’on savait déjà qu’il est néfaste de manger trop gras, trop sucré ou encore trop salé, nul asthmatique n’était censé savoir que ces recommandations pouvaient s’appliquer spécifiquement aux bronches. C’est en tout cas ce que suggère une étude préliminaire réalisée par une équipe australienne qui sera dévoilée cette semaine lors de la conférence de l’American Thoracic Society.

Une équipe de chercheurs a observé 40 patients asthmatiques, divisé en deux groupes, l’un consommant un repas équilibré, l’autre un repas plus riche. Quelques heures plus tard, le premier groupe a présenté une inflammation des voies respiratoires. Pire, la prise alimentaire a eu un effet sur la réponse du corps à la Ventoline, l’un des célèbres bronchodilatateurs. Son action au bout de trois et quatre heures était nulle, alors que le produit est pourtant censé agir entre quatre et six heures.

Ces premiers éléments expliquent partiellement l’augmentation de l’asthme dans les pays d’occident durant les dernières années. Les experts suggèrent que le mode de vie a son importance, particulièrement à une époque où la nourriture devient de plus en plus riche en graisses et glucides.

D’anciennes recherches avaient déjà plus généralement démontré que les apports alimentaires riches stimulaient le système immunitaire. Cela créait ensuite une augmentation des marqueurs de l’inflammation dans le sang.

Devez-vous pour autant vous attendre à des recommandations de votre médecin sur votre régime alimentaire ? Pas encore, puisque d’autres études doivent être menées afin de recouper ces premières conclusions.

Crédit photo: Flickr, sweetonveg

Source: Asthma Worse After High Fat High Energy Meals, Medical News Today, 17 mai 2010.

Etude d'origine (payant): A High Fat Challenge Enhances Innate Immune Responses In Asthmatic Airways, Lisa G. Wood, Manohar L. Garg, Amber Wood, Peter Gibson, American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, mai 2010.